Biiiip.......... Biiiip.......... Biiiip.......... Biiiip..........
Le bruit me parvient. De façon très floue. Je doit être allongé. Sur le dos. Je ne sent rien dans mes pieds, par contre, je sais que je serre une main. Et que je ne dois surtout pas la lâcher, sinon... Je ne dois pas la lâcher. Surtout pas... Ne pas... Lâcher......
Le temps a passé, le vent a depuis balayé toutes les rue de la ville, et la pluie a sûrement dû tomber des centaines de fois. Comme aujourd'hui.
"Je ne sais pas, je ne sais plus, ou plutôt je n'ai jamais su ce qui m'était arrivé. C'est probablement mieux ainsi.
Et vous, vous voulez savoir sur moi ce que moi même j'ignore ?"
Le sourire resta suspendu sur mes lèvre. Les quatre soi-disant hauts dignitaires militaires devant moi étaient médusés. Ahuri par ma désinvolture.
"Vous avez d'autre questions ?"
Il semblent reprendre leurs esprits, l'un d'eux se racle la gorge, un autre joue avec ses main, l'air presque gêné.
Le premier prend la parole pour me répondre :
"Nous en avons presque terminé, juste une dernière petite question ; êtes vous marié, en concubinage, ou formez-vous une quelconque autre forme de couple avec qui - quoi ? - que ce soit ?"
"Figurez-vous qu'en effet, je manie extrêmement bien certaines armes."
J'éludais éhontément, et très clairement la question. Ca ne les regardaient pas, et comme s'ils me prenaient, ils risquaient d'avoir à faire face à pas mal de réponses dans ce genre, autant les habituer dès maintenant...
"... Bien... Vous..."
Il sembla sur le point de se reprendre, mais :[/color]
"Êtes engagé."
"Merci monsieur..."
"Rompez."
Je rompis ironiquement, il se foutait de ma gueule, mais d'un autre coté, je ne pouvais lui en vouloir.
***
Déserteur... Cette foutue expression traîne dans ma tête. Pas facile d'en être fier. J'ai juste fait ce qu'il fallait, mais je suis maintenant déserteur. Enfin, voyons le bon coté des chose : désormais, je suis à mon propre compte. Je déteste avoir à faire des rapport à ces vieux croulant aussi bouffis de suffisance que bardés d'ignorance crasse. Je suis peut-être déserteur, mais eux étaient des planqués. Rien de moins.
Je n'ai pour moi qu'un minuscule RP-1.0 de quoi survivre et me déplacer pendant quelques mois, mais pas plus.
***
Prise de contact...
Transfert des données en cours...
Transcription des signaux...
Décryptage...
Fin du processus dans 3, 2, 1...
Contact.
"Vous vous nommez Venturi, vous êtes membre de l'Union Demalienne, vous êtes humain et guerrier.
Vous pouvez considérer ça comme une demande officielle pour rejoindre votre Guilde.
Eleas."
Plus qu'à attendre la réponse...
Arrivé au point de non-retour...
Moderators: Responsables, RPiste
Arrivé au point de non-retour...
Quelques petites notion de graphisme...
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
Re: Arrivé au point de non-retour...
L'homme avait un sourire las, et sa main qui soutenait sa tête ne faisait que souligner sa fatigue. Il fallait avouer que les évènements s'étaient précipités, ces derniers mois...
La societé féodale de Demalia avait connu un grand bouleversement quand une équipe SG débarqua sur la planète... Puis un bouleversement encore plus grand quand beaucoup d'autres suivirent... La population s'était levée en masse contre ce qui ressemblait trop à des envahisseurs... Le Duc Venturi avait mené les troupes Demaliennes, plus pour les canalyser et leur éviter la défaite que par véritable conviction... Mais il s'était retrouvé à la tête d'une planète, puis de deux, puis de trois... Et on lui avait demandé de prendre toujours plus de décision, sur toujours plus de sujets, impliquant toujours plus de choses, dépendant de toujours plus de gens... Il n'en pouvait plus. Mais il s'acquittait de sa tache, lui, jeune aristocrate Demalien.
Ayant vu l'avance technologique manifeste dont disposaient les équipes SG débarquées, Venturi avait tout de suite compris le parti qu'ils avaient à tirer de ce qu'ils pourraient récuperer... Ainsi, les rares prisonniers travaillaient maintenant à fournir aux Demaliens des technologies de leurs mondes d'origines. Les troupes du Duc avaient vite appris à se servir des zats, ou des autres armes à projectiles du type P90, mais ils n'en avaient pour autant pas abandonné leurs traditions, et donc leurs sabres et leurs arcs... Quand il avait contemplé son armée au lendemain de la victoire, Venturi n'avait vu qu'une masse hétérogène d'individus portant chacun son équipement propre, le tout sans aucun semblant d'ordre... Mais le tout s'était révèlé efficace... Après tout, Demalia avait toujours été une terre de guerriers...
Le Duc avait ensuite reçu une communication d'un certain Ramses, qui disait avoir besoin de soutien pour mener une rebellion semblable à celle qui a eu lieu sur la planète natale de Venturi... Il n'en fallait pas plus pour voir naitre l'Union Demalienne, visant à regrouper tous ceux qui veulent affirmer leur indépendance.
Se redressant soudain, Venturi écouta le message. Un certain Eleas... Il en avait vaguement entendu parler... Quelqu'un d'interessant, selon les rapports... Une réponse était nécéssaire.
Eleas, l'Union Demalienne vous attend. Nous discuterons des formalités quand vous serez sur place. Attendez vous à un choc... En fait, attendez vous à beaucoup de chocs, si vos intentions nous déplaisent...
La societé féodale de Demalia avait connu un grand bouleversement quand une équipe SG débarqua sur la planète... Puis un bouleversement encore plus grand quand beaucoup d'autres suivirent... La population s'était levée en masse contre ce qui ressemblait trop à des envahisseurs... Le Duc Venturi avait mené les troupes Demaliennes, plus pour les canalyser et leur éviter la défaite que par véritable conviction... Mais il s'était retrouvé à la tête d'une planète, puis de deux, puis de trois... Et on lui avait demandé de prendre toujours plus de décision, sur toujours plus de sujets, impliquant toujours plus de choses, dépendant de toujours plus de gens... Il n'en pouvait plus. Mais il s'acquittait de sa tache, lui, jeune aristocrate Demalien.
Ayant vu l'avance technologique manifeste dont disposaient les équipes SG débarquées, Venturi avait tout de suite compris le parti qu'ils avaient à tirer de ce qu'ils pourraient récuperer... Ainsi, les rares prisonniers travaillaient maintenant à fournir aux Demaliens des technologies de leurs mondes d'origines. Les troupes du Duc avaient vite appris à se servir des zats, ou des autres armes à projectiles du type P90, mais ils n'en avaient pour autant pas abandonné leurs traditions, et donc leurs sabres et leurs arcs... Quand il avait contemplé son armée au lendemain de la victoire, Venturi n'avait vu qu'une masse hétérogène d'individus portant chacun son équipement propre, le tout sans aucun semblant d'ordre... Mais le tout s'était révèlé efficace... Après tout, Demalia avait toujours été une terre de guerriers...
Le Duc avait ensuite reçu une communication d'un certain Ramses, qui disait avoir besoin de soutien pour mener une rebellion semblable à celle qui a eu lieu sur la planète natale de Venturi... Il n'en fallait pas plus pour voir naitre l'Union Demalienne, visant à regrouper tous ceux qui veulent affirmer leur indépendance.
Se redressant soudain, Venturi écouta le message. Un certain Eleas... Il en avait vaguement entendu parler... Quelqu'un d'interessant, selon les rapports... Une réponse était nécéssaire.
Eleas, l'Union Demalienne vous attend. Nous discuterons des formalités quand vous serez sur place. Attendez vous à un choc... En fait, attendez vous à beaucoup de chocs, si vos intentions nous déplaisent...
Il y a deux façons pour survivre : sembler fort, et avoir sans cesse à le prouver jusqu'à l'échec, ou sembler faible, et pouvoir prouver qu'on ne l'est pas si c'est nécessaire.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.
Re: Arrivé au point de non-retour...
La réponse de se fit pas attendre, et elle fut la bienvenue. Sous l'effet du soulagement, je faillit me répondre en remerciement. Quand on est sur le point de mourir, on saisit la main tendue.
- Merci pour cette réponse Duc. Je vous rejoins. Je suis évidemment disponible pour des échanges de projectiles en tous genres... Tant qu'il viennent de face. Les coups dans le dos sont pour les autres.
Mais peut-être n'était-ce pas les mots les plus appropriés.
- Je n'ai aucunement des intentions... Disons... Peu diplomates à votre égard. J'attends les coordonnées d'un lieu de rencontre.
Les ondes à courtes fréquence semblaient finalement se révéler utiles dans cet échange...
- Merci pour cette réponse Duc. Je vous rejoins. Je suis évidemment disponible pour des échanges de projectiles en tous genres... Tant qu'il viennent de face. Les coups dans le dos sont pour les autres.
Mais peut-être n'était-ce pas les mots les plus appropriés.
- Je n'ai aucunement des intentions... Disons... Peu diplomates à votre égard. J'attends les coordonnées d'un lieu de rencontre.
Les ondes à courtes fréquence semblaient finalement se révéler utiles dans cet échange...
Quelques petites notion de graphisme...
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
Re: Arrivé au point de non-retour...
Je vous transmet les coordonnées de Demalia. Nous pourrons nous y rencontrer, c'est là que siège le conseil de l'Union Demalienne. Nous esperons vous y voir bientôt.
Face à l'insistance de son maitre d'armes, le Duc dû écourter son message pour aller se plier à la rigueur de l'entrainement... Mais ce n'était pas pour ça qu'il était appelé.
Un autre monde était en quête d'indépendance, et il avait demandé de l'aide. L'Union se devait de lui en apporter. P692 allait recevoir la visite du Duc, accompagné de troupes d'élite Demalienne le plus tôt possible : dans une heure. Venturi s'attendait à devoir selectionner ses troupes, mais Simara, le maitre d'armes, aussi appelé "La Morte Souriante" avait déjà règlé ces détails... Ils partirent.
P692 avait été contactée par des réplicateurs, qui étaient venus et qui, depuis... Se répliquaient. Le peuple n'arrivait pas à s'en défaire, malgré tous les assauts qu'ils avaient lancé contre leurs "nids". A peine eut-il passé la porte qu'un crabe de métal lui sauta au visage. Négligement, Simara, juste après avoir traversé, le trancha en deux de son épée, évalua la situation, fit quelques gestes, indiquant aux hommes qui arrivaient d'établir une tête de pont. La bataille allait être longue...
Plusieurs jours plus tard, le Duc était de retour sur Demalia, avec une escorte moins nombreuse, mais une planète de plus dans l'Union. Il s'assit dans son trône, et un de ses hommes vint lui signifier que son inviter, Eleas, était arrivé en son absence. Venturi fit signe qu'il pouvait entrer.
Face à l'insistance de son maitre d'armes, le Duc dû écourter son message pour aller se plier à la rigueur de l'entrainement... Mais ce n'était pas pour ça qu'il était appelé.
Un autre monde était en quête d'indépendance, et il avait demandé de l'aide. L'Union se devait de lui en apporter. P692 allait recevoir la visite du Duc, accompagné de troupes d'élite Demalienne le plus tôt possible : dans une heure. Venturi s'attendait à devoir selectionner ses troupes, mais Simara, le maitre d'armes, aussi appelé "La Morte Souriante" avait déjà règlé ces détails... Ils partirent.
P692 avait été contactée par des réplicateurs, qui étaient venus et qui, depuis... Se répliquaient. Le peuple n'arrivait pas à s'en défaire, malgré tous les assauts qu'ils avaient lancé contre leurs "nids". A peine eut-il passé la porte qu'un crabe de métal lui sauta au visage. Négligement, Simara, juste après avoir traversé, le trancha en deux de son épée, évalua la situation, fit quelques gestes, indiquant aux hommes qui arrivaient d'établir une tête de pont. La bataille allait être longue...
Plusieurs jours plus tard, le Duc était de retour sur Demalia, avec une escorte moins nombreuse, mais une planète de plus dans l'Union. Il s'assit dans son trône, et un de ses hommes vint lui signifier que son inviter, Eleas, était arrivé en son absence. Venturi fit signe qu'il pouvait entrer.
Il y a deux façons pour survivre : sembler fort, et avoir sans cesse à le prouver jusqu'à l'échec, ou sembler faible, et pouvoir prouver qu'on ne l'est pas si c'est nécessaire.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.
Re: Arrivé au point de non-retour...
Entrée des données, analyse en cours... Mise en marche du moteur B1... B2... Activation du bouclier sensoriel... Décollage immédiat.
"Je suis en route, Duc. A très bientôt"
***
Décélération... Stabilisation... Atterrissage... Arrêt des moteurs.
La terre, sous mes pieds, enfin... Je tiens à peine debout, il était temps pour moi d'arriver, j'espère que ceux-là ont reçu des ordres clair pour m'emmener au bon endroit... Qu'on ne se perde pas sur le chemin du buffet...
- Monsieur... Eleas ?
- C'est cela, mais le prochain monsieur que vous prononcerez, je vous dirais un petit quelque chose qui vous fera cesser immédiatement.
Cela ne sembla pas l'émouvoir outre mesure, et il resta figé. Puis :
- Par ici.
- Je vous suis.
Pour un peu je me serais pris pour un invité de marque...
On me mena dans un bâtiment simple, blanc sur la terre noire. Lorsque les portes s'ouvrirent, je saisi que l'endroit avait vécu au moins un siège. De couloir plus loin, j'étais face au Duc Venturi.
- Duc.
Je hochais la tête pour signifier un remerciement discret.
- Clairement, je suis seul, sans vivre, simplement trois planètes qui se sont libérées grâce à mon aide, et quelques terre et ressources de ci de là... Autrement dit, rien à vous offrir, sinon ma coopération. L'union fait la force...
"Je suis en route, Duc. A très bientôt"
***
Décélération... Stabilisation... Atterrissage... Arrêt des moteurs.
La terre, sous mes pieds, enfin... Je tiens à peine debout, il était temps pour moi d'arriver, j'espère que ceux-là ont reçu des ordres clair pour m'emmener au bon endroit... Qu'on ne se perde pas sur le chemin du buffet...
- Monsieur... Eleas ?
- C'est cela, mais le prochain monsieur que vous prononcerez, je vous dirais un petit quelque chose qui vous fera cesser immédiatement.
Cela ne sembla pas l'émouvoir outre mesure, et il resta figé. Puis :
- Par ici.
- Je vous suis.
Pour un peu je me serais pris pour un invité de marque...
On me mena dans un bâtiment simple, blanc sur la terre noire. Lorsque les portes s'ouvrirent, je saisi que l'endroit avait vécu au moins un siège. De couloir plus loin, j'étais face au Duc Venturi.
- Duc.
Je hochais la tête pour signifier un remerciement discret.
- Clairement, je suis seul, sans vivre, simplement trois planètes qui se sont libérées grâce à mon aide, et quelques terre et ressources de ci de là... Autrement dit, rien à vous offrir, sinon ma coopération. L'union fait la force...
Quelques petites notion de graphisme...
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
Re: Arrivé au point de non-retour...
Le Duc se leva pour recevoir son invité.
Ne vous inquiétez pas : vous n'avez rien à offrir, sachez que nous n'avons rien à donner. Si ce n'est notre aide inconditionnelle, qui est tout ce que nous attendons de vous en retour. Je pense que c'est largement dans les possibilités d'un territoire même aussi petit que le votre... Et vous ne devez pas ignorer que beaucoup de mondes attendent leur libération, et que nous nous devons de la leur apporter. C'est le devoir et la mission de l'Union Demalienne : ceux qui sont en quête de liberté et d'indépendance n'ont qu'à nous contacter pour que nous leur venions en aide, après quoi ils doivent se tenir prêts à aider en retour les peuples qui, comme eux, sont sous un joug indésiré.
Ainsi... Peu m'importe votre puissance, ce sont vos capacités et votre détermination qui priment pour notre cause.
Simara entra, l'épée au clair, un fin filet de sang courant sur le fil de la lame. Il fit un signe de tête au Duc, qui répondit par un signe similaire. Simara s'en alla, laissant une dizaine de gardes dans la salle. Le Duc, après avoir tapoté rapidement une console, se retourna vers Eleas.
Eh bien mon cher, je pense que pour ce qui est de vos capacités, vous allez pouvoir en faire preuve ici et maintenant. D'après Simara, des envahisseurs sont arrivés par la porte et ont réussi à isoler l'aile nord du palais, où la porte est située. Ils ont fait une tête de pont ici même, sur Demalia, et nous nous devons de les repousser. Comme vous le voyez, certains ne veulent pas que d'autres se libèrent... Enfin, allons y.
Le Duc posa la main sur la garde de son épée et quitta la salle. Six gardes restèrent protéger la salle du trône, les quatre autres encadrèrent leur seigneur. Venturi ne se retourna pas pour voir si Eleas le suivait. Il savait qu'il viendrait, et qu'il combattrait... Au moins par plaisir...
Au détour d'un couloir, une petite troupe de jaffas arrêta le petit groupe et fit feu avec leurs lances. Un homme du Duc s'effondra, les autres se mirent à couvert. Venturi inspira et se tourna vers Eleas.
C'est ici qu'il faut faire vos preuves.
Et il s'élança, épée au poing, suivit par ses trois hommes, un à la hache, les deux autres équipés d'armes de poing basiques. Le Duc se baissa, esquiva un tir, roula sur le coté pour en éviter un second, et, enfin arrivé à porté de lame, trancha un jaffa en deux d'un seul coup. Sans prendre le temps de ralentir, il coupa le bras d'un autre adversaire, puis pivota, trancha une tête, utilisa le corps pour se proteger d'un tir, s'effaça pour éviter un coup de lance, trancha une jambe... En moins d'une dizaine de secondes, les troupes des goa'ulds n'étaient plus qu'un tas de cadavres. Le Duc avait perdu deux gardes. Il fit signe aux restant de s'équiper s'ils le souhaitaient avec les armes des morts.
Puis il se tourna vers Eleas. Il n'en avait pas eu assez. Venturi sourit.
En route pour l'aile nord, sinon Simara les aura tous tués le temps qu'on arrive...
Ne vous inquiétez pas : vous n'avez rien à offrir, sachez que nous n'avons rien à donner. Si ce n'est notre aide inconditionnelle, qui est tout ce que nous attendons de vous en retour. Je pense que c'est largement dans les possibilités d'un territoire même aussi petit que le votre... Et vous ne devez pas ignorer que beaucoup de mondes attendent leur libération, et que nous nous devons de la leur apporter. C'est le devoir et la mission de l'Union Demalienne : ceux qui sont en quête de liberté et d'indépendance n'ont qu'à nous contacter pour que nous leur venions en aide, après quoi ils doivent se tenir prêts à aider en retour les peuples qui, comme eux, sont sous un joug indésiré.
Ainsi... Peu m'importe votre puissance, ce sont vos capacités et votre détermination qui priment pour notre cause.
Simara entra, l'épée au clair, un fin filet de sang courant sur le fil de la lame. Il fit un signe de tête au Duc, qui répondit par un signe similaire. Simara s'en alla, laissant une dizaine de gardes dans la salle. Le Duc, après avoir tapoté rapidement une console, se retourna vers Eleas.
Eh bien mon cher, je pense que pour ce qui est de vos capacités, vous allez pouvoir en faire preuve ici et maintenant. D'après Simara, des envahisseurs sont arrivés par la porte et ont réussi à isoler l'aile nord du palais, où la porte est située. Ils ont fait une tête de pont ici même, sur Demalia, et nous nous devons de les repousser. Comme vous le voyez, certains ne veulent pas que d'autres se libèrent... Enfin, allons y.
Le Duc posa la main sur la garde de son épée et quitta la salle. Six gardes restèrent protéger la salle du trône, les quatre autres encadrèrent leur seigneur. Venturi ne se retourna pas pour voir si Eleas le suivait. Il savait qu'il viendrait, et qu'il combattrait... Au moins par plaisir...
Au détour d'un couloir, une petite troupe de jaffas arrêta le petit groupe et fit feu avec leurs lances. Un homme du Duc s'effondra, les autres se mirent à couvert. Venturi inspira et se tourna vers Eleas.
C'est ici qu'il faut faire vos preuves.
Et il s'élança, épée au poing, suivit par ses trois hommes, un à la hache, les deux autres équipés d'armes de poing basiques. Le Duc se baissa, esquiva un tir, roula sur le coté pour en éviter un second, et, enfin arrivé à porté de lame, trancha un jaffa en deux d'un seul coup. Sans prendre le temps de ralentir, il coupa le bras d'un autre adversaire, puis pivota, trancha une tête, utilisa le corps pour se proteger d'un tir, s'effaça pour éviter un coup de lance, trancha une jambe... En moins d'une dizaine de secondes, les troupes des goa'ulds n'étaient plus qu'un tas de cadavres. Le Duc avait perdu deux gardes. Il fit signe aux restant de s'équiper s'ils le souhaitaient avec les armes des morts.
Puis il se tourna vers Eleas. Il n'en avait pas eu assez. Venturi sourit.
En route pour l'aile nord, sinon Simara les aura tous tués le temps qu'on arrive...
Il y a deux façons pour survivre : sembler fort, et avoir sans cesse à le prouver jusqu'à l'échec, ou sembler faible, et pouvoir prouver qu'on ne l'est pas si c'est nécessaire.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.
Re: Arrivé au point de non-retour...
J'eus à peine le temps d'entendre un message qu'on aurait pu prendre pour un "bienvenue, moi non plus je ne vais pas te casser la gueule !" qu'il se rua dans le couloir en me hurlant dessus qu'il était temps pour moi de faire mes preuves. J'aime les gens francs, mais à ce point... Je n'osais pas lui dire qu'on ne se connaissait officiellement que depuis environ... 30 secondes, ni ajouter que je venais de me taper 50 parsecs pour venir le voir.
Non, je pensais plutôt à quelque chose du genre : "les seules armes que j'ai sont environ à 200 mètres, sous 5 bons centimètres de métal, et ce sont deux petits canons de mon RP-1.0" Mais aussitôt ce qui me sembla être un bâton muni d'une courte lame à son extrémité, et d'une matière inconnue mais vraisemblablement solide atterrit dans mes mains. Une fois de plus, je n'eus pas droit aux quelques secondes nécessaires pour remercier celui qui m'avait amené jusqu'ici et m'avait lancé ce... cette arme.
J'activais à ma ceinture un bouclier dont je ne me servait habituellement pas, mais qui, dans les circonstances présentes me semblait plus qu'approprié étant donné l'état d'extrême fatigue physique dans lequel je me trouvais.
Puis, je sortais de la pièce à leur suite, me dirigeant dans la direction indiquée.
Mis à part quelques cadavres, les couloirs étaient vides de monde, apparemment, les ennemis étaient repoussés au moins pour l'instant.
Une fois arrivé sur ce que j'aurai qualifié de front de guerre, tous mes vieux réflexes se remirent en route, et presque sans y penser, je tranchais négligemment un bras, puis son homologue, de l'autre coté d'un... corps.
Un ennemis logique, ou au moins un tant soit peu sensé n'attaquerai pas en hurlant, d'autant plus que s'il arrive de face, il est déjà largement visible. Enfin bref, de bras en têtes, et de têtes en jambes, j'arrivais à peu près au milieu de ce combat, où je me retrouvais encerclé. Là, plus rien ne comptais que mes tripes. Et je n'escomptais absolument pas les laisser se faire percer par des ennemis. Conclusion logique de tout cela : ceux d'en face allaient me sentir passer.
Au premier de ces "messieurs" : une tête roule à mes pieds , je pivote sur mes appuis de fait glisser l'arme entre mes mains jusqu'à de ce l'extrémité opposée à celle qui venait de frapper se retrouve entre les côtes d'un second adversaire, puis d'un mouvement fluide du bras, je fais voltiger mon arme jusqu'à la tempe d'un nouvel ennemi qui s'effondre. Encore trois. Le premier perds déjà sa première main, par soucis d'équité, je fais subir le même sort au second avant de les achever tous les deux.
Face à face final. Pile je gagne, face tu perds ? Bingo.
A peine son tronc se fend-t-il en deux que ma propre tête se met à tourner, tourner... Et je me sent doucement glisser puis sombrer dans le noir... Le noir absolu, celui qui m'angoisse depuis que je me suis réveillé de mon dernier coma... Noir... Noi..........
Non, je pensais plutôt à quelque chose du genre : "les seules armes que j'ai sont environ à 200 mètres, sous 5 bons centimètres de métal, et ce sont deux petits canons de mon RP-1.0" Mais aussitôt ce qui me sembla être un bâton muni d'une courte lame à son extrémité, et d'une matière inconnue mais vraisemblablement solide atterrit dans mes mains. Une fois de plus, je n'eus pas droit aux quelques secondes nécessaires pour remercier celui qui m'avait amené jusqu'ici et m'avait lancé ce... cette arme.
J'activais à ma ceinture un bouclier dont je ne me servait habituellement pas, mais qui, dans les circonstances présentes me semblait plus qu'approprié étant donné l'état d'extrême fatigue physique dans lequel je me trouvais.
Puis, je sortais de la pièce à leur suite, me dirigeant dans la direction indiquée.
Mis à part quelques cadavres, les couloirs étaient vides de monde, apparemment, les ennemis étaient repoussés au moins pour l'instant.
Une fois arrivé sur ce que j'aurai qualifié de front de guerre, tous mes vieux réflexes se remirent en route, et presque sans y penser, je tranchais négligemment un bras, puis son homologue, de l'autre coté d'un... corps.
Un ennemis logique, ou au moins un tant soit peu sensé n'attaquerai pas en hurlant, d'autant plus que s'il arrive de face, il est déjà largement visible. Enfin bref, de bras en têtes, et de têtes en jambes, j'arrivais à peu près au milieu de ce combat, où je me retrouvais encerclé. Là, plus rien ne comptais que mes tripes. Et je n'escomptais absolument pas les laisser se faire percer par des ennemis. Conclusion logique de tout cela : ceux d'en face allaient me sentir passer.
Au premier de ces "messieurs" : une tête roule à mes pieds , je pivote sur mes appuis de fait glisser l'arme entre mes mains jusqu'à de ce l'extrémité opposée à celle qui venait de frapper se retrouve entre les côtes d'un second adversaire, puis d'un mouvement fluide du bras, je fais voltiger mon arme jusqu'à la tempe d'un nouvel ennemi qui s'effondre. Encore trois. Le premier perds déjà sa première main, par soucis d'équité, je fais subir le même sort au second avant de les achever tous les deux.
Face à face final. Pile je gagne, face tu perds ? Bingo.
A peine son tronc se fend-t-il en deux que ma propre tête se met à tourner, tourner... Et je me sent doucement glisser puis sombrer dans le noir... Le noir absolu, celui qui m'angoisse depuis que je me suis réveillé de mon dernier coma... Noir... Noi..........
Quelques petites notion de graphisme...
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
"Vieillir, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas mourir jeune."
Re: Arrivé au point de non-retour...
Il a fait sa part. À peine s'élançait-il dans un couloir, que le Duc entendit un bruit étouffé. Eleas s'était éffondré. Pour la fiabilité, on reverra ça...
Toi, amène le dans la salle du trône, une infirmerie doit déjà y être installée.
Et il est repartit. Il avait une bataille à mener. Au fil des couloirs, Venturi rencontrait de plus en plus d'ennemis. Le front se déplaçait sans cesse, instable. Cependant, plus le temps passait, et plus il était évident que la défaite était inévitable. Les jaffas étaient trop nombreux, et il semblait qu'il en arrivait sans cesse de plus en plus. Les Demaliens étaient dépassés et contraints de reculer.
Après avoir tranché une tête, planté puis retiré sa lame du corps d'un ennemi, le Duc regarda autour de lui, le regard fou. Combien en avait-il tué ? Aux yeux de ses ennemis, bien trop. Mais pas assez pour gagner la victoire. Siamara l'avait rejoint, mais, même s'ils tenaient leur couloir pour le moment, le Duc se rendit compte qu'ils étaient en face de la salle du trône, à vingt mètres de ce qui était devenu une infirmerie. Ils avaient reculé. Le Duc inspira profondément.
Repliez vous ! Aux hangars, vite ! Sauvez ceux qui peuvent l'être !
Puis il planta ses yeux dans ceux de Simara.
Jusqu'au bout ?
-Moi, oui. Vous, non.
D'un coup d'une vitesse fulgurante, Simara assoma le Duc, et le reçut sur son épaule. Il se mit à courir comme les autres en direction des hangars, tranchant de temps à autre un ennemi en deux, quand l'occasion s'en présentait.
Enfin, ils atteignirent les vaisseaux. Un petit groupe de Demalien tenait les hangars, dernier bastion de la planète. Ceux qui se repliaient leur pretèrent main forte pendant qu'on portait les blessés dans les vaisseaux. Quand ce fut fait, ils se replièrent aussi, tout en tentant de retenir les jaffas.
Simara posa le Duc dans un vaisseau, puis dit au pilote d'attendre. Il sortit, sous les yeux médusés des Demaliens présents. Des cris de douleurs, de rage et d'agonie retentirent, puis se turent. Simara sauta dans le vaisseau, tirant un jaffa assomé. Il baissa la tête pour éviter un tir et ferma la porte.
C'est bon, j'ai mon souvenir, on peut décoller.
Toi, amène le dans la salle du trône, une infirmerie doit déjà y être installée.
Et il est repartit. Il avait une bataille à mener. Au fil des couloirs, Venturi rencontrait de plus en plus d'ennemis. Le front se déplaçait sans cesse, instable. Cependant, plus le temps passait, et plus il était évident que la défaite était inévitable. Les jaffas étaient trop nombreux, et il semblait qu'il en arrivait sans cesse de plus en plus. Les Demaliens étaient dépassés et contraints de reculer.
Après avoir tranché une tête, planté puis retiré sa lame du corps d'un ennemi, le Duc regarda autour de lui, le regard fou. Combien en avait-il tué ? Aux yeux de ses ennemis, bien trop. Mais pas assez pour gagner la victoire. Siamara l'avait rejoint, mais, même s'ils tenaient leur couloir pour le moment, le Duc se rendit compte qu'ils étaient en face de la salle du trône, à vingt mètres de ce qui était devenu une infirmerie. Ils avaient reculé. Le Duc inspira profondément.
Repliez vous ! Aux hangars, vite ! Sauvez ceux qui peuvent l'être !
Puis il planta ses yeux dans ceux de Simara.
Jusqu'au bout ?
-Moi, oui. Vous, non.
D'un coup d'une vitesse fulgurante, Simara assoma le Duc, et le reçut sur son épaule. Il se mit à courir comme les autres en direction des hangars, tranchant de temps à autre un ennemi en deux, quand l'occasion s'en présentait.
Enfin, ils atteignirent les vaisseaux. Un petit groupe de Demalien tenait les hangars, dernier bastion de la planète. Ceux qui se repliaient leur pretèrent main forte pendant qu'on portait les blessés dans les vaisseaux. Quand ce fut fait, ils se replièrent aussi, tout en tentant de retenir les jaffas.
Simara posa le Duc dans un vaisseau, puis dit au pilote d'attendre. Il sortit, sous les yeux médusés des Demaliens présents. Des cris de douleurs, de rage et d'agonie retentirent, puis se turent. Simara sauta dans le vaisseau, tirant un jaffa assomé. Il baissa la tête pour éviter un tir et ferma la porte.
C'est bon, j'ai mon souvenir, on peut décoller.
Il y a deux façons pour survivre : sembler fort, et avoir sans cesse à le prouver jusqu'à l'échec, ou sembler faible, et pouvoir prouver qu'on ne l'est pas si c'est nécessaire.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.
Que coulent les flots,
Ou que tombe la Lune,
Je resterais là,
Éternellement moi.

